Le poulailler



Notre premier poulailler a été terminé en septembre 2004


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Depuis les premiers passages au village de Michel, Jean-Marie Kissou avait émis l’envie de mettre en route un poulailler de poules pondeuses et demandait une aide financière à notre association.

Le principe de l’association n’étant pas d’intervenir sur une simple demande, mais d’attendre le moment adéquat, Jean-Marie a dû patienter et patienter. Jusqu’à ce que, de par lui-même il comprenne que ce projet avait besoin qu’il s’investisse. Nous avons commencé à voir arriver dans notre courrier en fin 2003, des budgets, des prix de constructions, d’achat de volailles, d’aliments, de médicaments, des propositions de collaborations avec des personnes connaissant les problèmes de santé de la volaille locale, des propositions de collaboration avec d’autres jeunes du village.

"Pour l’association Petit Samba, Jean-Marie était prêt, Jean-Marie désirait ce projet assez fortement pour que nous intervenions."

Durant notre voyage, nous avons pris un temps certain pour expliquer au groupe la manière de tenir une petite comptabilité, comptabilité que nous pourrons analyser à chacun de nos passages.

Projet promis, projet effectué. Cet été, a été construit au village de Petit Samba un poulailler comprenant un dépôt, un poulailler avec son parc et une maisonnette de quarantaine avec son parc, le tout pour environ 80 volailles. Ce projet a été construit sur une parcelle qui devrait nous permettre de quadrupler le poulailler.

Il nous restera à faire paraître le contrat établi avec Jean-Marie et vous donner un aperçu du suivi. Franchement, nous leur souhaitons plein succès dans leur entreprise et respectons leur courage, leur détermination à vouloir participer au développement de leur village, de leur région, le Passoré et à quelque part de leur pays.

Jusqu'en juin 2005 nous avons investi 2'917'000.- CFA (~7'300.- CHF ou ~4'500.- Euro)

De retour de notre voyage de novembre 2005, nous pouvons vous présenter les photos des poules pondeuses (voir ci-contre) et des premières récoltes d'oeufs (ci-dessous).
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Le poulailler est occupé par 96 poules, sur les 100 poussins achetés ce printemps, 1 était un coq et 3 ont péri. La production actuelle d'oeufs n'est pas encore suffisante pour l'autonomie du poulailler, mais nous avons bon espoir que dans les semaines à venir la production arrive à couvrir les frais et apporte un bénéfice. Nous sommes très contents du travail effectué par Jean-Marie Kissou et son équipe.

Autre problématique nécessitant l’implantation d’un centre d’élevage de pondeuses

La cécité crépusculaire est une maladie mortelle due à la carence en vitamine A. Elle affecte plus de 100 millions d’enfants dans le monde et est responsable d’une mort infantile sur quatre dans les régions où ce problème existe. Ce fléau se traduit par l’affaiblissement très important de la vision dès que la lumière baisse d’intensité. Il s’attaque également aux voies respiratoires et digestives ainsi qu’au système immunitaire, accroissant ainsi d’environ 20% le risque de mortalité au cours de l’enfance. La vitamine A existe dans la nature sous deux formes : une d’origine animale, le rétinol que l’on trouve dans le foie, les œufs, le beurre et une forme végétale, le bêta-carotène dans les fruits de couleur jaune-orangé (abricots, mangues, etc.) ainsi que l’huile de palme rouge. L’œuf, source de vitamine A est encore un produit très cher sur le marché burkinabé : 50 CFA l’unité (il faut 400 CFA par semaine pour faire survivre une famille).

Le poulailler de Petit Samba en construction... et terminé !


Le dépôt...

Le dépôt

Les pondeuses !

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et les éleveurs...

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