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Dernières nouvelles novembre 2006: Au début du mois de novembre, nous avons rendu visite au Projet de Développement Rural Durable (PDRD) de la province du Nord à Yako. Nous avons longuement parlé avec Mr René ZIDA. Le PDRD étudie à l'heure actuelle, tout le bassin versant du barrage de Kizambo. Le but étant d'éviter l'ensablement du grand lac Oumarou Kanazoé. Le barrage de Kizambo devient donc une pièce maîtresse dans ce projet, ce qui nous met en confiance dans la réhabilitation de notre barrage par le gouvernement, car il est hors de question pour le gouvernement de laisser s'ensabler le grand lac Kanazoé (~1 million de m3)! Le projet mettra certainement un peu de temps avant de se réaliser, car une étude complète de tout le bassin versant est nécessaire afin que les choses soient bien faites et soient pérènes. Il est aussi question de doubler la capacité de stockage de l'eau dans le barrage de Kizambo, soit passer de 300'000 m3 à 600'000 m3; mais bien sûr tout cela nécessite des études et des arrangements avec la population riveraine (évent. déplacement de certaines familles). Nous sommes très confiants quant à la réhalisation de notre projet Utopia, quand bien même ce n'est plus l'APS qui en est le maître d'oeuvre, au contraire, nous sommes fier d'avoir été une cheville ouvrière qui a fait prendre conscience au gouvernement de la valeur du barrage de kizambo. De ce fait, le dossier ci-dessous devient obsolète, mais nous le laissons ici pour information sur nos travaux effectués. UtopiaPourquoi Utopia? Utopia parce que pour nous, petite organisation, la reconstruction d'une digue de 260 mètres de long nous a paru au départ une pure utopie. Mais notre courage et notre obstination nous permettront certainement, avec votre aide d'arriver à notre but. Description: Il existait, à Kizambo ( Mouémé, c'est un quartier de Petit Samba ), une retenue d'eau de 260 m de long qui retenait un lac de environ 96 km2. Malheureusement, la digue s'est effondrée sur plusieurs mètres, définitivement rompue en 2003 ( l'eau a miné la digue par en-dessous, voir photo ) et la population de Petit Samba souffre de la sécheresse pendant plusieurs mois. Du fait des sols pauvres soumis à la pression foncière et à l'érosion éolienne et hydrique, de la mauvaise pluviométrie, la production céréalière à Kizambo, à l’instar des autres villages de la zone du plateau central, diminue d’année en année, aggravant ainsi l’insécurité alimentaire. L’alimentation en eau de boisson, tant pour les populations que pour les animaux, reste précaire. Les déficits pluviométriques sont des conséquences néfastes à l’autosuffisance alimentaire. Plus de 60% de la classe des jeunes sont touchés par le chômage pendant la saison sèche. Cette année, la situation s’empire avec la crise ivoirienne ayant conduit à un retour involontaire des émigrés. De nombreuses familles reviennent chaque jour de la Côte d’Ivoire. L’on évalue à plus de 30% ces revenants dans ces différents villages de la zone. L’exode rural est une pratique courante des jeunes, principalement sous prétexte de la recherche de travail dans les grandes villes, ils se déplacent vers les grands centre où ils sont pour la plupart du temps victimes de vices indescriptibles. La réhabilitation de la digue permettra de leur donner du travail pendant la saison sèche en permettant de cultiver les terres au bord du lac. Elles pourront alors fournir des légumes en quantité, qui dit légumes, dit aussi vitamines A. Le village pourra alors survivre et se développer. |
Annexe :1- Rapport des visites de nov. 2005 2- devis des ingénieurs et répartition des charges 3- DOSSIER COMPLET (28 MO) On peut télécharger Acroba Reader ici |
Etude de réhabilitation de la retenue d'eau de Petit Samba Province du PassoréEtude réalisée par Abdou-Salam SAVADOGO Et SaiDou KAFANGO Ingénieurs en génie rural Tel 00226/70727584-70262484En complément à la première analyse effectuée par la préfecture en février 2003, nous avons tenue à pousser beaucoup plus loin le travail de façon à constituer un dossier utilisable à différents niveaux tant soit au niveau géographique, physique, humain, commercial, hydrologique et géotechnique. De plus le travail de faisabilité des deux ingénieurs nous permet, aujourd'hui, de lancer des demandes d'offres et nous donne le loisir de posséder un premier budget.Etape 1 . RECHERCHE DOCUMENTAIRECette étape préliminaire est importante car elle permet de disposer d'informations livresques sur la zone en vue d'orienter les actions à entreprendre dans les prochaines étapes. Les sources de données que nous avons exploitées sont entre autre, des anciens rapports, des statistiques, des cartes, des photos aériennes etc..Etape 2 : TRAVAUX SUR LE TERRAINLes travaux sur le terrain se sont déroulés de la façon suivante :Une visite de reconnaissance du site en vue de constater les dégradations subies par l'ouvrage et d'observer la configuration physique du bas-fond ainsi que tous les éléments de détails qui pourront être pris en compte dans la réhabilitation de l'ouvrage. Cette visite s'est faite en présence des bénéficiaires( habitants de Petit Samba) ; Un levé topographique avec l'implantation préalable de bornes matérialisant les sommets de la polygonale, Des sondages géotechniques à différents endroits de l'axe de la digue et de la cuvette pour l'identification des sols en place, Les enquêtes socio-économiques pour recueillir les attentes de la population bénéficiaire et déceler les contraintes à prendre en compte dans la conception du projet, L'évaluation environnementale pour faire l'état des lieux avant la mise en place du projet et envisager les mesures d'atténuation et de compensation à prévoir Etape 3 : TRAITEMENTS DES DONNEESA l'issue des travaux de terrain, nous avons procédé au traitement des données pour produire tous les documents et supports nécessaires à la conception du projet.Les documents suivants ont été élaborés :
Etape 4 PROPOSITION DE REHABILITATIONSur la base des documents énumérés ci-dessus, et après une analyse diagnostic des causes de dégradations constatées sur l'ouvrage, nous avons fait une proposition de réhabilitation qui prend en compte les investissements déjà réalisés, qui corrige les insuffisances et restaure la qualité fonctionnelle dudit ouvrage.L'ouvrage en question est une retenue d'eau constitué d'un déversoir central de 200 m de long prolongé sur les deux rives par des ailes de 30 m .La hauteur du déversoir est d'approximativement 2,20 m. cet ouvrage avait été réalisé en 1975 sans étude préalable et s'est définitivement rompu en 2003. Les causes de sa ruine sont :
La solution proposée par les ingénieurs est un évacuateur de crue constitué par une digue en terre homogène protégée par une maçonnerie de moellons. Cet ouvrage présente les avantages suivants :
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